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Communiqué de l’Association pour Défendre
la Mémoire du maréchal Pétain  

« C’est avec stupeur et indignation que les Français attachés à l'histoire militaire de leur pays ont appris qu'un portrait du général Pétain qui, depuis quatre-vingts ans, figurait à l'entrée du Fort de Vaux, avait été enlevé sur ordre du Secrétariat d'Etat à la Défense et à la suite de l'intervention d'un membre du Parti communiste.  

» Une telle décision ignore le jugement du général De Gaulle qui, lors de la célébration, en mai 1966, du cinquantenaire de la bataille de Verdun, déclarait: « La gloire que le maréchal Pétain avait acquise à Verdun ne saurait être ni contestée, ni méconnue par la patrie ». Elle ignore l'hommage que François Mitterrand rendait à l'illustre soldat en faisant déposer, le 11 novembre, une gerbe de fleurs sur la tombe de l'île d'Yeu.  Elle ignore l'éloge prononcé par Léon Blum qui, dans Le Populaire du 3 mars 1939, rappelait que Pétain « avait été le plus noble, le plus humain de nos grands chefs, soucieux de ménager le sang de nos soldats ». Elle ignore la sagesse politique de Georges Pompidou qui, le 21 septembre 1972, lors d'une conférence de presse, déclarait: « Allons-nous éternellement entretenir saignantes les plaies de nos désaccords nationaux ? Le moment n'est-il pas venu de jeter le voile, d'oublier ces temps où les Français ne s'aimaient pas, s'entre-déchiraient et même s'entretuaient ? Et je ne dis pas cela, même s'il y a des esprits forts, par calcul politique, je le dis par respect de la France ».  

» Cette décision ignore, enfin, l'esprit de la démarche des trente associations d'anciens combattants et victimes de guerre - parmi lesquelles l'Union nationale des Combattants, l'Association des Écrivains combattants, l'Organisation de Résistance de l'Armée, l'Association des Anciens du Corps expéditionnaire français en Italie 1943-1944 - associations regroupant 800 000 membres qui, en mai 1966, demandèrent la translation à Douaumont de la dépouille mortelle du maréchal Pétain (La Voix du Combattant - juin 1966).  

» Les Français reconnaîtront que le témoignage de ces anciens combattants remet à sa juste place celui d'un membre du PCF, c'est-à-dire d'un Parti dont le chef charismatique, Maurice Thorez, avait, face au puissant réarmement de l'Allemagne hitlérienne, prêché le désarmement moral et matériel de l'armée française, avant de déserter, le 4 octobre 1939, face à l'ennemi ».  

Paris, 16 février 2000
Le Comité directeur de l'ADMP