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LA CHARTE DE L’A.D.M.P..
 
   

 AVERTISSEMENT
 Cette Charte a pour vocation de préciser:
- les objectifs de l’A.D.M.P
- l es principes de l'action de celle-ci.

 Destinée à une large diffusion, elle est volontairement limitée à la présentation   de quelques vérités relatives à la pensée et aux actes du Maréchal. Ces vérités rappelées sont rigoureusement objectives ; elles s’imposent à 1’histoire.

 

Origine de l’Association

Au lendemain de la mort du Maréchal Pétain, le 23 Juillet 1951,
prenant la suite d'un Comité d'Honneur formé en 1948,
à l'initiative du Général Héring pour demander la libération du Maréchal,
se constitue sous le patronage du général Weygand,
la présidence du général Héring et avec le concours de Mes Jean Lemaire et Jacques Isorni
 

l'Association pour Défendre la Mémoire du Maréchal Pétain « A.D.M.P.»

Celle-ci se fixe une double mission:
Translation de l'Illustre Soldat du cimetière de l'Ile d'Yeu à l’Ossuaire de Douaumont,pour se conformer au vœu exprimé par le Maréchal en 1938,
Révision du procès de 1945.
Sous les présidences successives du général Héring, de maïtre Jean Lemaire, du général Lacaille, de Georges Rivollet, de l'amiral Auphan, de Jean Borotra, de Georges Lamirand et de François Lehideux, l’A.D.M.P. a compté parmi ses membres d'importantes personnalités, d'éminents Français, entre autres :
Pierre Benoît
Léon Bérard
Henry Bordeaux
le général Brécard
Monseigneur Calvet
Jérôme Carcopino
le général Conquet
le chanoine Desgranges
le général Dufieux
Claude Farrère
Pierre-Etienne Flandin
Daniel Halévy
le général d'Harcourt
Gaston Henry-Haye
Jean Jardel
le général de Lannurien
le général Laure
Louis Madelin
Maurice Martin du Gard
François Pietri
le général de la Porte du Theil
le colonel Rémy
Monseigneur Rodhain
le général Sérrigny
Jérôme et Jean Tharaud
L’A.D.M.P. n'a aucun lien avec quelque association ou groupement politique ou religieux que ce soit

Histoire élémentaire

Le Maréchal,

en 1916, a gagné la bataille de Verdun,
en 1917, a empêché la décomposition de l’Armée,
en 1918, a conduit l’Armée française à la victoire.

Le Maréchal,

entre les deux guerres, a été l'homme auquel la République a eu recours pour des missions difficiles:
Maroc: 1924-1925,
Ambassade extraordinaire aux Etats-Unis: 1931.,
Ministre de la Guerre (Cabinet d'Union du président Doumergue formé après les incidents de février 1934)
Ambassade d'Espagne: 1939.

Le Maréchal

en décembre 1931, a appelé l'attention du gouvernement sur la « flagrante infériorité de la flotte aérienne française » et demandé de « constituer d'urgence une aviation de défense et d'attaque puissante». (1).

Le Maréchal

en décembre 1934, a dénoncé publiquement le péril hitlérien et la faiblesse de l'armée française (2).

Le Maréchal,

en juin 1940, n'a pas réclamé le pouvoir.
Il l'a accepté dans une conjoncture désespérée, à la demande du président de la République, Albert Lebrun, sur la proposition du président du Conseil, Paul Reynaud, avec l'appui total des présidents des deux Chambres, Edouard Herriot et Jules Jeanneney
L’Armistice, demandé et signé par le Gouvernement légalement formé par le Maréchal a limité le désastre et constitué une étape capitale au regard de la stratégie que les Alliés utiliseront pour vaincre l'Allemagne
Le 10 juillet 1940, l'accession du Maréchal à la fonction de Chef de l'Etat s'est faite de manière légitime par un vote du Congrès ( 569 voix pour, 80 voix contre et 17 abstentions).
Le Maréchal, conformément à la mission que lui a donnée le Parlement en 1940, a préparé une nouvelle Constitution.Celle-ci était prête dès la fin de 1943
Le Maréchal a refusé de la rendre publique tant que le sol national serait occupé et que l'ennemi retiendrait des prisonniers.

Cette Constitution :

confirmait le régime républicain de la France.
prévoyait l’extension du suffrage universel aux femmes et l’adoption d’un système pluraliste pour l’élection des membres d’un parlement bicamériste,
aménageait des modalités constitutionnelles assurant, dans le même temps, à l’Exécutif les conditions nécessaires à son action, au Parlement son droit de contrôle,
instituait enfin une décentralisation administrative par la création de Provinces dotées d’Assemblées délibératives et d’exécutifs.
Le Maréchal s'est attaché, malgré la pression de plus en plus forte d'un ennemi impitoyable - dirimante après l'occupation totale de la France - à préserver notre patrimoine en sauvegardant notre appareil économique et en faisant preuve notamment de rigueur financière constante : l'encaisse-or est restée intangible,
Un grand nombre des mesures prises par l'Etat Français a été reconduite par le gouvernement issu de la Libération.
Le Maréchal a défendu l'Empire contre les convoitises allemandes, les coups de force de l’Angleterre, l’impérialisme japonais.
Le Maréchal, par son action, a:
- obtenu, en 1940, le rapatriement en zone libre du corps d'armée réfugié en Suisse,
- adouci le sort des prisonniers,
- permis le retour entre juillet 1940, et mars 1942 de près d'un million d'entre eux,
- atténué l'ampleur des déportations juives
ainsi que l'ont établi plusieurs ouvrages historiques récents en produisant pour l'Europe tout entière, les statistiques comparatives du nombre de déportés juifs non revenus des camps de la mort, qui démontrent que la présence d'un gouvernement en France, né de l'armistice et non d'une capitulation, a permis d'éviter le pire, en tout cas d'en sauver un plus grand nombre.
Le Maréchal, derrière une phraséologie de circonstances et à travers les difficultés de toutes sortes a été l'adversaire le plus résolu de l'occupant. (3)
Les clauses de l’armistice et la politique suivie par le Maréchal ont permis - la conservation et la préparation du tremplin que les Alliés ont pu utiliser lorsqu’ils en devinrent capables, pour la reconquête de l'Europe.
- la reconstitution en Afrique du Nord, de l’armée française sous les ordres successifs du général Weygand et du futur maréchal Juin,
- la participation de cette Armée rénovée, le moment venu, à la libération du territoire et à la Victoire.
La liberté d'action du Maréchal n'a cessé, au cours des années de s'amenuiser.
Le 17 novembre 1942, il a renoncé à l'exercice du Gouvernement.
Le Maréchal a été empêché par les autorités occupantes de diffuser par les ondes son message à la Nation, l'avisant de sa perte de liberté et l'impossibilité dans laquelle il se trouvait dès lors d'assumer toutes les responsabilités qui lui avaient été dévolues. Cependant, plutôt que de quitter le territoire pour rejoindre, dans une des hypothèses retenues, l’Afrique du Nord, le Maréchal préféra rester sur place pour éviter une « polonisation » de la France.
L'attitude de sacrifice du Maréchal consistant, comme il s'y était engagé, à demeurer parmi les Français
- a évité l'installation d'un gouvernement nommé par l'ennemi,
- a favorisé, avec son accord intime, un travail concret de résistance à celui-ci.
Le Maréchal, emmené de force (4) en captivité le 20 août 1944, fut interné au château de Sigmaringen.
Lorsqu'il apprit que le Gouvernement provisoire engageait à son encontre un procès par contumace, il demanda au gouvernement du Reich de le laisser rejoindre la France pour défendre son honneur.
Dans la confusion entraînée par la débâcle allemande, cédant aux demandes instantes du maréchal Pétain,, les autorités allemandes chargées de sa surveillance, le conduisirent en Suisse le 24 avril 1945.
En dépit des fortes pressions exercées et sur lui-même et sur le gouvernement suisse par le gouvernement français, le Maréchal se présenta volontairement devant la justice de son pays.
Le Maréchal a été condamné à la peine de mort le 15 août 1945, par un tribunal dont la composition ne représentait pas le peuple français dans sa diversité (5).
La peine ayant été commuée en emprisonnement à vie, le Maréchal a été incarcéré au fort militaire de l'Ile d'Yeu, dans des conditions honteuses.
Le Maréchal est mort en captivité, à 95 ans, le 23 juillet 1951.
volontés, la dépouille du Maréchal soit transférée à Douaumont aux côtés des soldats qu'il a commandés jusqu'à la victoire.
Missions actuelles de l’Association
La mission fondamentale demeure la défense de la mémoire de Philippe Pétain, c'est-à-dire
PROMOUVOIR, à défaut d’obtenir la RÉVISION DE SON PROCÈS, reconnue comme légale, mais cependant maintes fois rejetée par les gouvernements successifs, toute action tendant à sa réhabilitation dans l'esprit des Français
- en luttant pour le rétablissement de la vérité historique systématiquement déformée,
- en mettant en lumière les idées, les paroles et les actes du Maréchal à travers le rôle qu'il a véritablement joué dans notre Histoire.
POURSUIVRE les actions visant à la TRANSLATION de la dépouille du Maréchal à Douaumont.

Fonctionnement de l’Association

L’Association est dirigée par un président, assisté de deux vice-présidents, élu par le Comité directeur, dont les membres sont eux-mêmes élus par l’assemblée générale des adhérents.
L’assemblée générale se réunit une fois l'an.
Les membres disposent d'un organe de liaison, la revue trimestrielle
« Le Maréchal »
Ils s'assemblent en réunions nationales, soit à Paris, soit à Cauchy-à-la-Tour ( 24 avril), soit à l'lle d'Yeu 
( 23 juillet), soit à Verdun ( 10 novembre) ou régionales.
Le siège de l’A.D.M.P. est situé à Paris, 5 rue Larribe 75008. Tél. 01 43 87 58 48 Fax : 01 43 87 30 54.
L'Association pour le Mémorial Philippe Pétain
créée à l'initiative de l’A.D.M.P
est propriétaire de :
l'appartement occupé par le Maréchal à Vichy de 1940 à 1944
la maison où il est né à Cauchy-à-la-Tour.
 
(1) - article paru dans la « Revue des Deux-Mondes » retour note 1
(2)- article paru dans le journal « l’Intransigeant »retour note 2
(3) Lettre de Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du III, Reich au Maréchal Pétain (novembre 1943) «... Il est incontestable... que les mesures que vous avez prises, Monsieur le Maréchal, en votre qualité de Chef de l'Etat français, n'ont eu que trop souvent le résultat de rendre plus difficile la collaboration. »
« ... Pour toutes ces raisons, vous ne serez pas surpris, Monsieur le Maréchal, si Ie gouvernement du Reich a observé votre activité comme Chef de l'Etat avec une réserve toujours grandissante. »retour note 3
(4) - « La fin du régime de Vichy », de Walter Stucki, Ambassadeur de Suisse auprès de l'Etat Français, pages 115 à 121. Editions La Baconnière, Neufchâtel, mai 1947.retour note 4
(5) - « Un Procès inique » par Pétrus Faure, juré au procès -Flammarion 1973 -retour note 5
 
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